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Les règles d’or pour un hivernage réussi de votre bateau

par Aurélie Renier

La belle saison tire à sa fin. Les jours raccourcissent et déjà, les chaussettes ressortent des équipets ! Bientôt il faudra préparer le bateau à passer de longs mois d’hiver. Voici une liste de précautions qui faciliteront grandement les retrouvailles au printemps prochain !

Aborder l’hivernage requiert quelques gestes techniques et précautions en ce qui concerne le bateau, mais aussi de se mettre soi-même dans une disposition d’esprit qui clôture une saison de navigation pour mieux préparer la suivante. Cela implique, par exemple de vider les placard de toute alimentation, même longue conservation, mais qui sera moins appétissante dans quelques mois ; de débarquer les prospectus des ports ou les revues périmées qui prendraient l’humidité ; de débarquer duvets et oreillers pour une bonne lessive… On n’oubliera pas d’emporter avec soi les cartes et documents, supports indispensables aux projets des futures navigations.

Prenez note !

Que le suivi et l’entretien du bateau soit ou non confié à un chantier professionnel, nul mieux que vous, ne connaît votre bateau ! Vous avez navigué à bord, éprouvé le moindre de ses défauts, remarqué la vis mal serrée, le cordage effiloché, la petite fuite agaçante, la charnière qui coince… Rien de tout cela n’est grave en soi, mais si vous n’en avez pas pris note en temps utile, au printemps tout sera oublié et la nouvelle saison reprendra comme a fini la précédente ! La meilleure préparation à l’hivernage est donc de vous doter d’un carnet et d’y lister au fur et à mesure, tout ce qui ne va pas ou qui pourrait être amélioré à bord. Ainsi, rien ne sera oublié et une simple journée de bricolage à bord permettra de cocher une bonne part de cette liste !

Du vide et de l’air !

Après avoir vidé les placards de leur contenu périssable, on prendra le temps de procéder à un nettoyage en profondeur du moindre recoin, des coffres, des fonds et de tous les endroits où le sel, les miettes ou tout autre choses ne manqueraient pas d’attirer et de retenir l’humidité. Ceci fait, on laissera tout ouvert : les cabines, les placards, les couvercles et matelas levés afin que l’air circule. Au passage, on inspectera et débarquera tout le matériel qui demande vérification comme les fusées, les extincteurs ou les cartouches des gilets gonflables. Les piles seront ôtées des appareils pour limiter les risques de fuites acides. Le réservoir d’eau potable sera vidé pour éviter de conserver de l’eau stagnante. Avant de rincer la cuvette des toilettes, on y versera quelques gouttes d’huile à salade qui empêchera les joints et clapets de se coller, puis on fermera les vannes.

La mécanique se prévoit !

Il est toujours préférable de faire l’entretien du moteur en fin de saison plutôt qu’au printemps ! Déjà, nous sommes peu nombreux à être aussi prévoyants, et les professionnels sont plus disponibles ; mais aussi, l’huile se charge peu à peu en humidité et la remplacer avant l’hiver permettra à votre moteur de passer la mauvaise saison bien protégé. Pour les mêmes raisons et pour éviter la condensation, on remplira le réservoir de carburant au maximum. Le niveau d’électrolyte des batteries sera lui aussi vérifié, leurs contacts seront nettoyés et graissés et elles seront chargées au maximum. Un panneau solaire ou une éolienne, même de faible puissance, permettront de compenser la décharge naturelle. Surtout si vous ne passez pas régulièrement à bord, vous vérifierez très soigneusement la pompe de cale et surtout son flotteur qui doit assurer une mise en route et un arrêt franc ! Plus que jamais, on fermera les vannes de tous les passe-coques.

Bouts en sac !

On laissera le moins possible de matériel sur le pont ! Les voiles seront bien sûr rincées, séchées, inspectées et mises à l’abri des intempéries, mais aussi des UV, Y compris le génois qui sera affalé de son enrouleur. Toutes les manœuvres courantes seront rincées et rentrées, quitte à prendre au préalable quelques photos pour faciliter la remise en place. Dans la mesure du possible, on mettra la drisses à l’abri en les envoyant en tête de mât après les avoir rallongées d’un messager. Il sera facile ainsi de réunir les courants au pied du mât, dans un sac qui les protégera des UV. On vérifiera les amarres avec soin et on ne manquera pas de les fourrer d’un morceau de tuyau aux points de frottement. En jetant un dernier coup d’oeil, on gardera à l’esprit l’éventualité des coups de vent de l’hiver… Enfin, on prendra soin de laisser son échelle de bain accessible, ce qui pourra contribuer à sauver une vie en cas de chute d’un passant dans l’eau du port.

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