25 mars 2019

Les endroits les plus dangereux de la planète pour la navigation

Si elles sont bien heureusement minoritaires, certaines zones de la planète sont plutôt déconseillées à la navigation.

Les endroits les plus dangereux de la planète pour la navigation - Band of boats

Entre vagues gigantesques, risques de tempête, absence de vent ou encore potentielles attaques pirates, ces endroits suscitent tant la crainte que la fascination des marins. Petit tour d’horizon de lieux mythiques et parfois méconnus.

Le cap de Bonne Espérance

Autrefois appelé « Cap des tempêtes », il se situe sur la côte sud-ouest de l’Afrique du Sud. Lieu de convergence des courants chauds de l’océan Indien et des courants froids de l’Atlantique, cette zone maritime représente un véritable défi pour les navigateurs expérimentés, car les vents y sont particulièrement puissants.

Le célèbre Triangle des Bermudes

Le fameux « Triangle » couvre un espace maritime situé entre la Floride, l’archipel des Bermudes et Porto Rico, dans l’océan Atlantique. Le mystère qui plane autour de cette zone vient du fait que des avions, paquebots et voiliers y ont disparu sans jamais être retrouvés. Parmi les causes possibles, la possibilité d’émissions sous-marine d’un gaz fortement inflammable, le méthane, ou encore les conditions de navigation, qui y sont souvent irrégulières et périlleuses (tempêtes, vagues scélérates, etc...). Pourtant les statistiques n’enregistrent (proportionnellement à la superficie) pas plus de naufrages dans cet espace que dans d’autres. Pas d’inquiétudes, donc : la dangerosité de cette zone maritime relèverait plus du mythe que de la réalité.

Le Pot-au-Noir

Aussi nommé « zone de convergence intertropicale », le Pot-au-Noir est une bande large d’une centaine de kilomètres située au niveau de l’équateur, tout autour du globe. Le principal risque météorologique de cet espace représentait un handicap de taille par le passé, à l’époque où les navires ne pouvaient être propulsés par un moteur : il s’agit de l’absence totale de vent, susceptible de durer pendant plusieurs jours voire plusieurs semaines. Mais ce n’est pas tout : peuvent succéder à ce calme plat des averses d’une intensité inouïe, et des brumes dont l’opacité est digne des brouillards les plus épais d’Ecosse ! Ces phénomènes s’expliquent par une convergence des masses d’air chaudes et humides en provenance des tropiques, provoquant une zone de basse pression. Si désormais, la majorité des bateaux de plaisance dispose d’un moteur, la vigilance reste tout de même de mise pour traverser les lieux.

Le cap Horn

Localisé à l’extrémité sud du continent américain, cet endroit porte le nom de l’île méridionale de l’archipel L’Hermite. Les courants sont particulièrement importants dans cette zone, et les conditions de navigation imprévisibles, notamment en raison de la présence d’icebergs et de tempêtes. L’endroit est en permanence balayé par des vents violents, pouvant créer de gigantesques vagues. Ces vents sont appelés 50ème hurlants, car ils soufflent particulièrement fort en provenance de l’ouest et tout autour du globe, à une latitude de 50° sud. De la même manière, à 40° de latitude sud, sévissent les 40ème rugissants, tout aussi redoutés des navigateurs. L’exceptionnelle puissance de ces vents s’explique par l’absence quasi-totale de terre, seule barrière susceptible de les atténuer.

Les zones où sévissent les pirates maritimes

Les côtes somaliennes, et tout particulièrement le Golfe d’Aden, sont également des espaces maritimes redoutés par les navigateurs, mais pour de toutes autres raisons cette fois. Nulle question ici de vastes tempêtes, d’absence de vent ou encore de vagues dévastatrices. Et pourtant, certains navires marchands ou bateaux de plaisance se mordent encore les doigts d’être passés par là : les eaux sont infestées de pirates maritimes!

Tout aussi dangereux si ce n’est plus, le Golfe de Guinée est le lieu de nombreux trafics dont, croyez-nous, vous ne souhaitez pas faire les frais ! Outre le rapt de biens matériels et le sabotage des bateaux, certains pirates choisissent de kidnapper des plaisanciers en échange d’une rançon... Si des flottes militaires en viennent à s’associer pour tenter d’en venir à bout, nous vous recommandons tout de même d’éviter de naviguer dans ces zones.

Méfiez-vous également des eaux situées au large des côtes péruviennes : embarqués à bord de navires légers et rapides, les pirates y sont particulièrement redoutables et souvent lourdement armés. De leur côté, les zones de navigation resserrées obligent les navires à réduire leur vitesse et permettent aux pirates d’aborder plus facilement leurs cibles. C’est le cas du Détroit de Malacca, situé à l’extrémité de l’île de Sumatra en Asie du Sud-Est, où des plaisanciers ont déjà été victimes de pirates. Ces dernières années, des actions ont néanmoins été mises en place pour lutter contre la piraterie maritime et rendre, à terme, cette zone plus sûre.

Quoiqu'il en soit, si vous aviez prévu d’aller naviguer dans ces zones, pesez les pour et les contre : mieux vaut organiser un détour de quelques jours que prendre des risques inutiles pour votre bateau et les personnes à bord. Fort heureusement, ces zones ne représentent qu’une très faible surface des eaux navigables de notre planète !

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